Le terme « Trumpflation » est apparu aux alentours de l'élection présidentielle américaine de 2016 pour désigner la crainte d'une hausse significative de l'inflation sous la présidence de Donald Trump. Les économistes et les commentateurs de marché ont utilisé ce terme pour caractériser l'impact économique potentiel du programme politique proposé par la nouvelle administration.
Ce concept reposait sur l'anticipation que certaines politiques budgétaires et protectionnistes stimuleraient la hausse des prix. Parmi les facteurs clés cités figuraient un projet de dépenses d'infrastructure de 1 500 milliards de dollars, des réductions d'impôts destinées à augmenter le revenu disponible, ainsi qu'une croissance potentielle des salaires résultant de politiques d'immigration plus strictes. En outre, des inquiétudes ont été soulevées quant au fait que de nouveaux droits de douane et mesures protectionnistes augmenteraient directement le coût des biens de consommation.
Par exemple, les investisseurs et les analystes ont suivi de près ces propositions pour évaluer leur effet sur l'économie globale et les marchés financiers. Bien que ces spéculations aient influencé le sentiment du marché dans les mois entourant l'élection de 2016, bon nombre des politiques proposées, comme le plan d'infrastructure à grande échelle, n'ont jamais été pleinement mises en œuvre en raison d'obstacles législatifs. Par conséquent, l'usage du terme a considérablement décliné après la première année de mandat, les résultats économiques réels ayant divergé des prévisions inflationnistes initiales.