L'expression « skin in the game » (ou « avoir des intérêts en jeu ») désigne une situation dans laquelle les dirigeants, les propriétaires ou les mandataires investissent leur propre capital personnel dans l'entreprise qu'ils gèrent. En détenant une participation significative dans l'entreprise, ces individus s'assurent que leurs intérêts financiers sont directement alignés sur ceux des actionnaires externes. Ce concept est largement considéré comme un indicateur fort d'engagement et de confiance dans le succès à long terme de l'entreprise.
Lorsque les dirigeants ont des intérêts en jeu, ils sont personnellement affectés par les performances de l'entreprise, ce qui, en théorie, les encourage à prendre des décisions privilégiant la croissance et la stabilité. Les investisseurs perçoivent souvent cette détention d'actions par les initiés comme un signal positif, suggérant que la direction est motivée à générer des rendements car elle partage les mêmes risques et récompenses que le public. Les organismes de réglementation, tels que la SEC, exigent des entreprises qu'elles divulguent ces participations d'initiés, permettant ainsi au public de vérifier le niveau d'engagement de la direction.
Un exemple concret de cette situation est celui d'entreprises où le PDG détient une part substantielle du capital. Si le cours de l'action baisse, le PDG perd une partie de sa richesse personnelle au même titre que les autres investisseurs. Ce fardeau financier partagé constitue un vote de confiance, démontrant que la direction est prête à risquer son propre argent plutôt que de se reposer uniquement sur son salaire ou ses primes. En surveillant ces déclarations, les investisseurs peuvent mieux évaluer si la direction est réellement investie dans l'avenir de l'entreprise.