L'assurance-dépôts basée sur le risque est un système dans lequel les primes versées par les banques pour la protection des dépôts sont déterminées par leurs profils de risque spécifiques. Contrairement aux systèmes à taux fixe qui facturent le même montant à toutes les institutions, cette approche lie le coût de l'assurance à la prudence des stratégies d'investissement d'une banque et à son comportement financier global.
L'objectif principal de ce système est de décourager l'aléa moral et la prise de décision imprudente. En obligeant les banques qui s'engagent dans des activités plus risquées à payer des primes d'assurance plus élevées, le système garantit que ces institutions supportent le coût financier réel de leurs choix. Cela crée une incitation directe pour les banques à maintenir des portefeuilles plus sûrs afin de réduire leurs coûts opérationnels.
Par exemple, si une banque choisit d'investir les dépôts de ses clients dans des actifs très volatils, elle se verra facturer une prime d'assurance plus élevée qu'une banque qui maintient un portefeuille conservateur à faible risque. Toutefois, l'efficacité de ce modèle dépend de la capacité du régulateur à évaluer avec précision les activités d'investissement complexes d'une banque, ce qui peut s'avérer difficile à surveiller dans la pratique.