La faillite éclair (ou « quick-rinse bankruptcy ») est une procédure juridique spécialisée conçue pour faire passer une entreprise par le processus de faillite beaucoup plus rapidement qu'une procédure traditionnelle de type Chapter 11. Également appelée faillite contrôlée, cette méthode vise à minimiser le temps qu'une entreprise passe devant les tribunaux, ce qui permet d'éviter la perte de clients essentiels, de fournisseurs et de fonds de roulement, phénomènes fréquents lors de procédures d'insolvabilité prolongées.
Ce processus fonctionne en donnant la priorité à des négociations rapides entre les parties concernées avant et pendant le dépôt du dossier. Contrairement à une faillite standard, qui peut s'éterniser pendant des années et consommer d'importantes ressources financières, la faillite éclair est souvent facilitée par un soutien gouvernemental ou un financement par les contribuables. Ce soutien externe apporte la stabilité nécessaire pour permettre à l'entité de restructurer ses dettes et de sortir du système juridique en quelques semaines plutôt qu'en plusieurs mois ou années.
Un exemple concret de cette pratique a eu lieu lors de la crise financière de 2008, lorsque des constructeurs automobiles majeurs comme General Motors ont eu recours à cette approche. En obtenant l'aide du gouvernement, l'entreprise a pu naviguer dans les complexités de la faillite en seulement 39 jours. Cela a permis à l'entreprise de poursuivre ses activités et de résoudre ses obligations financières sans le lourd fardeau administratif et la liquidation d'actifs généralement associés aux dépôts de bilan traditionnels.