Le capital intellectuel représente les actifs incorporels d'une entreprise qui contribuent à sa valeur commerciale globale. Contrairement aux actifs physiques ou aux liquidités, ces ressources ne sont généralement pas inscrites au bilan. Cette forme de capital englobe les connaissances collectives, les compétences, la notoriété de la marque, les informations et l'expertise pédagogique détenues par une organisation et son personnel.
Les entreprises gèrent ce capital par le biais d'un alignement stratégique et de pratiques de gestion des connaissances. En recrutant des employés hautement qualifiés, en investissant dans des programmes de formation et en déposant de nouveaux brevets, une entreprise peut accroître activement son capital intellectuel. Étant donné que ces actifs sont subjectifs et difficiles à quantifier, les entreprises utilisent souvent des cadres spécialisés tels que le tableau de bord prospectif (balanced scorecard) ou le Skandia Navigator pour surveiller et auditer leurs stocks de connaissances internes.
Bien que le capital intellectuel n'ait pas d'impact direct sur les bénéfices actuels d'une action, il constitue un moteur essentiel de la croissance à long terme. En tirant parti de ces forces incorporelles, une entreprise peut créer un avantage concurrentiel durable. Les investisseurs considèrent souvent ce capital comme un indicateur clé du potentiel d'une entreprise à générer des rendements futurs, même si la contribution financière exacte reste difficile à mesurer avec précision.