L'expropriation est l'acte par lequel un gouvernement saisit une propriété privée ou modifie des droits de propriété existants, généralement dans le but de servir un intérêt public. Bien que cette pratique permette aux autorités de prendre le contrôle de terrains ou d'actifs, elle est généralement soumise à des exigences légales imposant le versement d'une juste compensation au propriétaire lésé. Aux États-Unis, ce processus est communément appelé « eminent domain » et est protégé par le cinquième amendement de la Constitution.
Lorsqu'un gouvernement engage une expropriation, il doit justifier la saisie comme étant d'utilité publique. Le processus implique la détermination d'une juste valeur pour l'actif, qui peut inclure le prix du marché de la propriété ainsi que les pertes de revenus potentielles, telles que les loyers que le propriétaire ne peut plus percevoir. Si la saisie directe est courante, certains gouvernements peuvent également procéder à une expropriation indirecte, où des changements réglementaires privent effectivement un propriétaire de ses droits de propriété ou de sa valeur économique.
Pour les investisseurs, l'expropriation représente un risque politique significatif, en particulier lorsqu'ils opèrent dans des pays étrangers où l'instabilité politique ou les changements de régime peuvent conduire à la nationalisation d'entreprises ou d'actifs. Pour gérer cette exposition, de nombreux investisseurs internationaux ont recours à une assurance contre les risques politiques. Cette couverture aide à atténuer les pertes financières en fournissant une compensation pour les fonds bloqués, les actifs corporels saisis ou la perte d'investissements en capital si un gouvernement prend le contrôle de leurs avoirs.