La crise de la dette souveraine européenne a été une urgence financière pluriannuelle qui a débuté vers 2008 et a atteint son paroxysme entre 2010 et 2012. Elle a impliqué plusieurs États membres de l'Union européenne, en particulier ceux de la zone euro, confrontés à une grave instabilité économique caractérisée par l'effondrement d'institutions financières et des niveaux de dette publique insoutenables.
Cette crise a été principalement déclenchée par le ralentissement économique mondial, qui a entraîné une forte baisse des recettes fiscales pour de nombreuses nations. Face aux craintes croissantes concernant la capacité de ces pays à honorer leurs obligations, les prêteurs ont exigé des taux d'intérêt nettement plus élevés sur les obligations d'État. La situation a été aggravée par des cas de sous-déclaration des déficits budgétaires, qui violaient les politiques de l'Union européenne et ont suscité des inquiétudes généralisées quant à un effondrement potentiel de la monnaie unique, l'euro.
Pour gérer les retombées, dix-sept pays de la zone euro ont créé le Fonds européen de stabilité financière afin de fournir une aide d'urgence. Les nations touchées, avec la Grèce en tête, ont reçu des fonds de sauvetage mais ont dû mettre en œuvre des mesures d'austérité strictes, notamment des coupes importantes dans les dépenses publiques. Bien que ces actions visaient à stabiliser les marchés, elles ont également conduit à une tourmente économique prolongée et à un débat politique intense concernant la gestion de la dette souveraine dans toute la région.