Un « drive-by deal » est un terme argotique utilisé pour décrire une stratégie d'investissement en capital-risque axée sur une sortie rapide plutôt que sur le développement commercial à long terme. Contrairement au capital-risque traditionnel, qui implique des années de mentorat et de conseils opérationnels, cette approche privilégie une transition rapide vers une introduction en bourse ou une acquisition rapide par une autre entreprise.
En pratique, ces opérations consistent à injecter des capitaux dans une startup dans le but principal de gonfler sa valorisation en vue d'une vente rapide. L'investisseur ne s'intéressant pas à la santé à long terme de l'entreprise, il contourne souvent les processus standard de diligence raisonnable et de soutien à la gestion. Cela permet au capital-risqueur de récupérer son capital et de réaliser des bénéfices dans un délai beaucoup plus court que le cycle d'investissement typique de cinq à huit ans.
Par exemple, à l'époque de la bulle Internet, les investisseurs ont fréquemment injecté de l'argent dans des startups technologiques sans examiner minutieusement les équipes de direction ou les modèles économiques. L'objectif était d'introduire ces entreprises en bourse le plus rapidement possible pour tirer profit de l'engouement du marché. Les critiques soutiennent que cette stratégie peut être préjudiciable, car elle pousse souvent les entreprises à entrer en bourse avant d'être opérationnellement prêtes, laissant potentiellement l'entreprise vulnérable une fois que les investisseurs initiaux se sont retirés.