Les structures de dette à taux variable personnalisées, plus connues sous l'acronyme anglais CARDS (Custom Adjustable Rate Debt Structures), étaient un type de montage de défiscalisation utilisé par des entreprises et des particuliers fortunés au début des années 2000. L'objectif principal de ces structures était de réduire artificiellement l'impôt dû par un investisseur en créant des pertes comptables significatives, lesquelles pouvaient être utilisées pour compenser des gains financiers réels réalisés ailleurs dans leur portefeuille d'investissement.
Ces structures fonctionnaient en amenant l'investisseur à prêter une somme importante à une société écran étrangère, généralement associée au cabinet qui négociait l'opération. Le prêt était structuré avec un taux d'intérêt variable, permettant à l'investisseur et à l'entité écran de conclure une série de swaps de taux d'intérêt dérivés. Ces transactions étaient spécifiquement conçues pour générer une perte latente substantielle pour l'investisseur sans entraîner de perte monétaire réelle sur son capital.
Par exemple, un investisseur utilisait ces pertes comptables pour annuler l'impôt dû sur des bénéfices réels générés par d'autres activités commerciales. Étant donné que ces pertes étaient purement artificielles et dépourvues de substance économique, l'Internal Revenue Service (IRS) a fini par juger cette pratique illégale. Aujourd'hui, ces structures sont interdites et les investisseurs ne peuvent plus les utiliser comme méthode légitime de réduction d'impôt.