Les réglementations anti-boycott sont des lois américaines conçues pour empêcher les entreprises et les particuliers nationaux de participer à ou de soutenir des boycotts imposés par des nations étrangères contre d'autres pays. Ces règles visent principalement les pratiques commerciales restrictives qui entrent en conflit avec la politique américaine, telles que le boycott de longue date d'Israël par la Ligue arabe. En appliquant ces normes, le gouvernement veille à ce que les entreprises américaines ne discriminent pas leurs partenaires commerciaux en fonction d'agendas politiques étrangers.
Ces réglementations fonctionnent en interdisant des actions spécifiques, notamment le refus de traiter avec des entités boycottées, la discrimination à l'encontre d'individus fondée sur la nationalité ou la religion, et le partage d'informations visant à faciliter un boycott étranger. Si une entreprise américaine reçoit une demande d'un gouvernement étranger pour participer à un tel boycott, elle est légalement tenue de signaler cette demande à l'Office of Antiboycott Compliance. Le non-respect de ces obligations peut entraîner de graves conséquences, notamment des amendes financières importantes, l'emprisonnement, la perte des privilèges d'exportation et le refus de certains avantages fiscaux étrangers.
Par exemple, si un gouvernement étranger exige qu'une entreprise américaine fournisse des informations sur ses relations commerciales avec Israël ou refuse d'accepter une lettre de crédit impliquant des échanges avec Israël, l'entreprise doit rejeter ces demandes pour rester en conformité. Accéder à ces requêtes violerait la loi fédérale, déclenchant potentiellement des enquêtes du Bureau of Industry and Security ou de l'Internal Revenue Service. Ces mesures servent à protéger l'intégrité des relations commerciales américaines et à empêcher les puissances étrangères de dicter les activités commerciales des entités américaines.